Trois (3) suspects aux arrêts dans le cadre de l'homicide de l'artiste Avenir AVA, décédé des suites de blessures par balles survenues à l'entrée de son domicile la nuit du 14 au 15 novembre 2018 au quartier Nkoabong, dans la capitale. 
 
Que risquent ses assaillants face à la loi pénale ?
 
Le fait de soustraire la chose d'autrui est généralement qualifié de délit de vol, mais lorsque ce vol a été commis avec port d'arme,  il s'agit d'un vol aggravé, qui constitue un crime (Art. 320). Le meurtre commis lors de la commission d'un crime, pour préparer, faciliter ou exécuter ce crime, est un assassinat, passible de peine de mort (Art. 276 Code pénal). 
 
D'après les premières informations concordantes, l'artiste Avenir AVA aurait subit un braquage près de son domicile cette nuit tragique. Les suspects s'en seraient pris à la victime afin de lui soustraire ses biens au moyen d'armes à feu, et il serait décédé des suites de ses blessures par balles.
 
C'est donc sans difficulté que la qualification de vol aggravé devrait être retenue, entraînant, par effet domino, la qualification d'assassinat du fait que sa mort soit survenue suite à ce vol aggravé. 
 
En résumé, la survenue de la mort d'une victime, lors de la commission d'un crime, constitue une circonstance aggravante du meurtre. Les suspects risquent donc la peine de mort, toujours prévue par la législation camerounaise, contrairement au Gabon voisin (voir Loi n°3/2010 du 15 février 2010 portant abolition de la peine de mort) par exemple.
 
Mots-clés de recherche sur Alexandrie (ici) : assassinat, vol aggravé, peine de mort
Références : Code pénal, Loi n°3/2010 du 15 février 2010 portant abolition de la peine de mort au Gabon


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