La Coalition pour la nouvelle république (CNR), qui avait déclaré vouloir organiser une manifestation au carrefour Rio à Libreville vendredi 23 novembre auprès des autorités administratives (lien), s'était vu refuser le droit de manifester par le Ministère de l'Intérieur.
 
Malgré l'interdiction, la manifestation a tout de même été tenue avec en tête de file, le sénateur Jean Eyeghe Ndong, chef de file du groupe parlementaire Front Uni au Sénat.
 
Aucune interpellation n'a été signalée, ni aucun hurt avec les autorités de police présentent sur place.
 
Rappelons que le Gabon a ratifié la Charte Nationale des Libertés (loi n°2/90 du 26 juillet 1990 portant ratification de la Charte Nationale des Libertés)  qui réaffirme en son article 5 2) la liberté de réunion. La loi n°001/2017 du 03 août 2017 relative aux réunions et aux manifestations publiques en République gabonaise prévoit en son article 3 que les réunions et manifestations sont libres.
 
Cependant, l'article 6 de ladite loi soumet la tenue d'une manifestation à l'obligation de déclaration préalable aux autorités compétentes. L'autorité compétente peut, si elle estime qu'il y a risque de trouble à l'ordre public, interdire la tenue de la manifestation par notification écrite et motivée adressée aux organisateurs de la manifestation (article 10). 
 
En définitive, la tenue d'une manifestation interdite après déclaration, expose ses organisateurs à des peines pouvant aller jusqu'à 6 mois d'emprisonnement, et/ou une amende pouvant aller jusqu'à 100,000 Francs (article 84 du Code pénal).
 
Mots-clés de recherche sur Alexandrie : Liberté de réunion, Manifestations publiques, réunions publiques 
 
Références : 
- Charte Nationale des Libertés
- Loi n°001/2017 du 03 août 2017 relative aux réunions et aux manifestations publiques en République gabonaise
- Code pénal 
 


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