Moins d'une semaine après notre précédent article au sujet de la règlementation en matière de manifestations publiques, l'avocate et militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maître NDOKI a été citée à comparaître devant le Tribunal de Première Instance de Douala le 06 novembre 2018 à 07h30 pour avoir :
 
« Participé à l’organisation des réunions et des manifestations sur la voie publique pour protester contre les résultats de l’élection sans avoir fait la déclaration requise et, après l’interdiction légale de toute manifestation, adressé par quelque moyen que ce soit des convocations pour y prendre part ;
Incité à résister à l’ordre légitime du Gouverneur de la Région du Littoral interdisant toute réunions ou manifestations projetées par les militants du Mouvement de la Renaissance du Cameroun le 27 octobre 2018 sur toute l’étendue de sa circonscription de commandement ;
Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, fait publiquement l’apologie des crimes ou délit en faisant des appels à l’insurrection en organisant des marches interdites en vue de remettre en cause l’ordre public et de déstabiliser le fonctionnement institutionnel, en brandissant des pancartes, T-shirts avec la mention « non au hold-up électoral » ;
Fait prévus et réprimés par les articles 74, 96, 157, 231 et 257 du code pénal ; »
 
 
La militante du MRC s'expose à une peine pouvant aller jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et à une amende de 100,000 F en ce qui concerne les allégations de violations visées à l'article 231, à 4 ans d'emprisonnement pour les allégations de rébellion visées à l'article 157, et à 5 ans d'emprisonnement pour les allégations de destruction de denrées visées à l'article 257 du Code pénal.


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